La Chesnaie
L'histoire d'un lieu de soins.
1952-1956 : Les origines et l'ouverture
En 1952, le vicomte de Lestrange cède le château de la Chesnaie, à Chailles, à un jeune médecin, le futur Dr Claude Jeangirard. Avec le soutien du Dr Jean Oury et une équipe de soignants, d'artistes et d'amis, il ouvre la clinique avec 30 lits, bientôt portés à 60.
1959-1966 : Reconstruction et essor
En 1959, un incendie ravage le château. L'équipe soignante choisit de poursuivre l'activité ailleurs le temps des travaux, avant de réinvestir les lieux. En 1966, la capacité passe à 100 lits.
Les fondements de la psychothérapie institutionnelle
Ces premières décennies posent les fondements de la psychothérapie institutionnelle : absence de murs d'enceinte, service de vigilance assurant une présence soignante continue, multiplication des lieux d'activité, circulation organisée de la parole, et principe de polyvalence des soignants (le statut unique de « moniteur », qui change de fonction tous les quatre mois).
1971 : La reconstruction du Boissier
En 1971, un incendie détruit le Boissier, bâtiment agricole servant de salle des fêtes. L'architecte Chilpéric de Boiscuillé et ses étudiants de l'École Spéciale d'Architecture le reconstruisent en trois ans, à partir de matériaux de récupération (fenêtres de 2CV, plaques de rotative, jantes de voiture). Le Boissier, lieu de club, de bar et de concerts ouverts au public, reste aujourd'hui la marque signalétique de la Chesnaie.
1979 : La création du « Train Vert »
En 1979, une nouvelle unité est construite selon le même principe de recyclage : cinq wagons-lits et un wagon-restaurant réformés sont assemblés en un bâtiment de deux niveaux, connu sous le nom de « Train Vert ». Le chantier, qui dure quatre ans, mobilise à nouveau patients, soignants, étudiants et professeur.
2006 : Reconnaissance des monuments historiques
Le Boissier et le « Train Vert » seront inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2006, témoignant d'une expérience architecturale unique en accord avec un projet thérapeutique.
Les années 2000 et 2012 : Modernisation architecturale
Dans les années 2000, l'architecte Lucien Kroll conçoit un nouveau bâtiment de chambres en concertation avec patients et soignants. Puis en 2012, l'architecte Boris Roueff construit une nouvelle unité de 1 100 m² répondant aux normes de confort et d'hygiène actuelles.
Une institution en mouvement
De ses origines à aujourd'hui, la Chesnaie s'est ainsi construite comme une institution en mouvement, où l'histoire architecturale — château, Boissier, train vert, bâtiments récents — reste indissociable du projet de soin.
Vers 2028 : Une nouvelle étape de transformation
Une nouvelle étape s'ouvre aujourd'hui : validée par l'ARS en juin 2026, la clinique engage d'ici 2028 une transformation de son offre de soins et une rénovation d'ensemble de son parc immobilier, avec des unités d'hospitalisation de 60 lits, un hôpital de jour porté à 30 places et la création d'une Maison d'Accueil Spécialisé de 24 places.